Editorial du mensuel du mois de septembre 2019

Editorial du mensuel du mois de septembre 2019

Tout est bien qui finit bien. Cet adage résume de fort belle manière le bon déroulement et l’épilogue heureux des Assemblées Générales Electives au sein de tous les démembrements de la FENAPAB. Démarré le 15 juillet 2019, le processus s’est achevé ce 23 septembre 2019 conformément au calendrier établi. Pendant deux mois et demi, tous nos producteurs membres ont, librement et en toute responsabilité, exercer leur droit de vote pour élire leurs pairs dignes de les représenter dans les Conseils d’Administration et les Conseils de Surveillance. Ainsi, dans les 756 Coopératives Villageoises des Producteurs d’Anacarde, les 34 Unions Communales des Coopératives des Producteurs d’Anacarde, les 04 Unions Régionales des Coopératives des Producteurs d’Anacarde et au niveau de la faîtière nationale elle-même, les élections ont bel et bien eu lieu. Chaque producteur s’est conformé au respect de nos textes et aux dispositions de l’Acte Uniforme de l’OHADA sur les Sociétés Coopératives relatives au renouvellement des organes de gestion. Ce faisant, nous avons démontré que nous sommes une faîtière sérieuse, une faîtière digne de confiance et résolument engagée sur la voie de la bonne gouvernance. De nouveaux membres siègent aujourd’hui au sein de tous nos organes de gestion avec des taux de renouvellement qui tutoient parfois les 100%. Les passations de charges sont quasiment bouclées et le travail peut commencer.  Même s’il faut se féliciter de ce succès, il convient de souligner que la tâche fut laborieuse. En effet, c’est un secret de polichinelle que ce genre de processus prend toujours des allures de conquête de pouvoir et de « guerre des clans » avec l’adversité que cela génère. Mais partout, l’intérêt général a toujours triompher des intérêts individuels et des calculs égoistes.  Dans ce processus, le regard de l’Etat a été permanent à travers les structures techniques du Ministère de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche. Les Partenaires Techniques et Financiers ont, pour leur part, été comme toujours des soutiens importants. A chacun et à tous, nous disons merci pour la  précieuse contribution à ce grand pas que nous venons de faire. A tous les nouveaux élus et à tous les producteurs, je voudrais dire que le moment est venu de se ceindre les reins. De nouveaux combats nous attendent.

 

 

 

 

Audit organisationnel et financier : l’URCPA Borgou Alibori bénéficie de l’expertise de PUM

Audit organisationnel et financier : l’URCPA Borgou Alibori bénéficie de l’expertise de PUM

Pour la réalisation de son audit organisationnel et financier, l’URCPA Borgou Alibori a sollicité et obtenu l’expertise de PUM qui, conformément à son mode d’intervention, a déployé à Parakou un expert pour la réalisation de cette mission qui a duré douze jours.

PUM est une fondation créée en 1978 par le Ministère néerlandais des affaires étrangères et la Fédération nationale des employeurs des Pays-Bas (VNO-NCW).  Depuis 1978, année de sa création, elle a conseillé plus de 40 000 organisations et entreprises à travers le monde. « PUM » signifie « Programma Uitzending Managers » en néerlandais, ce qui, en français, veut dire « Programme de déploiement des directeurs ». Mais comme l’organisation même le précise, « il y a longtemps que nous ne déployons plus uniquement des directeurs : aujourd’hui, nous travaillons également avec des experts et des entrepreneurs » C’est en cette qualité d’expert que Monsieur  Kees Van’t KLOOSTER a été désigné pour accompagner l’URCPA Borgou Alibori dans la réalisation de son audit organisationnel et financier. Pendant douze jours consacrés à un inventaire exhaustif de tous les documents, à des interviews, à des visites dans des coopératives et des plantations, l’expert de Pum a noté huit dysfonctionnements majeurs sur la base desquels il s’est appuyé pour formuler des recommandations et des conseils. Le rapport final rédigé à cet effet a été présenté à quelques élus et au Directeur Régional au siège de l’URCPA. La qualité et la pertinence du travail ont été saluées par tous, et c’est sur une note de satisfaction que Monsieur Kees Van’t KLOOSTER est retourné aux Pays-bas.

 

Vue partielle des participants à la séance de restitution

Commercialisation de la noix de cajou : le gouvernement donne le top

Commercialisation de la noix de cajou : le gouvernement donne le top

A l’instar des autres pays de la sous-région, le gouvernement du Bénin a procédé, ce jour jeudi 07 mars 2019 à Dassa, au lancement officiel de la campagne de commercialisation de la noix de cajou. Le prix plancher pour cette année est de 400 FCFA le kilogramme.

Ce jeudi 07 mars 2019, tous les acteurs de la filière anacarde étaient présents à Dassa pour assister au lancement officiel, par le gouvernement, de la campagne de commercialisation de la noix de cajou édition 2019. Quel sera le prix plancher pour cette année ? Quelles sont les dispositions et innovations prises pour cette campagne ? Les réponses à ces questions seront apportées par le Ministre de l’Industrie et du Commerce Monsieur Serge AHISSOU à qui revient ce privilège. Mais avant son intervention, c’est d’abord le Président de l’Interprofession de la Filière Anacarde au Bénin (IFA-Bénin), Monsieur Aténi ACHADE, qui prit la parole pour se réjouir du lancement de cette campagne que tous les acteurs attendaient avec impatience pour démarrer leurs activités.  Il a félicité le gouvernement pour sa vision pour la filière, et pour toutes les décisions prises en vue de hisser le Bénin au rang des grands pays producteurs d’anacarde. Et en grand défenseur des intérêts des acteurs, il n’a pas manqué de rappeler leurs doléances et attentes pour lesquelles il souhaite une prompte  réaction de la part du gouvernement. A sa suite, le Secrétaire Général Adjoint du Ministère de l’Agriculture, Monsieur Innocent TOGLA, prendra aussi la parole pour livrer son message. Son intervention s’est focalisée sur  les réalisations du gouvernement pour l’accroissement de la production de l’anacarde en quantité et en qualité, notamment par la professionnalisation des pépiniéristes, et la création de quarante (40) grandes entreprises de production de plantules greffées. Enfin, l’honneur est revenu au Ministre de l’Industrie et du Commerce de lancer officiellement la campagne de commercialisation en prononçant son discours. Prenant la parole, Monsieur Serge AHISSOU a rappelé la vision du gouvernement pour la filière qui est de doubler la production et de transformer 50% d’ici 2021. Ce qui suppose de lourds investissements pour l’implantation de beaucoup d’unités de transformation. A cet égard, il a affirmé que le gouvernement est prêt à encourager toutes les initiatives allant dans ce sens afin de faire passer le Bénin, d’un pays exportateur de noix de cajou, à un pays exportateur d’amandes de cajou. Après quoi, le prix plancher fut officialisé, et il est de 400 FCFA le kilogramme de noix. La cérémonie fut entrecoupée d’animations musicales et de démonstrations pour invalider la croyance ancrée selon laquelle le jus de pomme de cajou et le lait sont incompatibles.

Vue partielle des invités

Vue partielle des invités

Production de plants greffés de qualité : MENSUEL D’INFORMATION FENAPAB forme ses pépiniéristes

Production de plants greffés de qualité : MENSUEL D’INFORMATION FENAPAB forme ses pépiniéristes

Une  bonne  productivité  des  anacardiers  suppose un  matériel  végétal  performant.  Et  un  matériel  gétal  performant  suppose  un  pépiniériste  spéciali  et  bien  formé.  C’est  dans  cette  optique  que  la FENAPAB  a,  du  11  au  15  février  2019,  organisé  des formations  de  recyclage  au  profit  des  pépiniéristes des  Coopératives  des  Pépiniéristes  d’Anacardiers Greffés  (CoPAG)  de  trois  régions.

M.  Joseph  TOKORE  Chargé  de  Production  et de  commercialisation

M. Joseph TOKORE Chargé de Production et de commercialisation

En  sa  qualité  de  maillon  chargé  de  la  production dans  la  chaîne  de  valeur  anacarde  au  Bénin,  la  FENAPAB  n’a  de  cesse  de  poser  des  actes  qui  concourent  à  l’accroissement  de  la  production  de  l’anacarde,  à  la  productivité  des  arbres  et  à  l’amélioration  des  rendements  par  hectare.  L’atteinte  de  tels objectifs  ne  peut  se  faire  sans  le  concours  des  pépiniéristes  qui  fournissent  aux  producteurs  le  matériel végétal  pour  les  plantations.  Malheureusement,  très peu  parmi  ces  pépiniéristes  maîtrisent  les  techniques  de  production  de  ce  matériel  végétal,  notamment  la  technique  du  greffage.  C’est  pour  corriger cette  insuffisance,  que  le  Chargé  de  Production  et de  Commercialisation  de  la  FENAPAB  Monsieur Joseph  TOKORE  a,  du  11  au  15  février  2019,  donné trois  sessions  de  formation  à  des  pépiniéristes  sur  le thème  les  techniques  de  greffage  des  jeunes  plants d’anacardiers.  La  formation  s’est  déroulée  en  deux étapes  :  (i)  une  phase  théorique  consacrée  à  l’explication  de  la  technique  de  greffage  et  aux  partages d’expériences,  et  (ii)  une  phase  théorique  où  des portes  greffes  et  des  greffons  ont  été  remis  aux  participants  pour  s’exercer  au  greffage  proprement  dit suivi  de  conseils  pratiques  du  formateur.  Parakou, Djougou  et  Glazoué  ont  abrité  ces  sessions  de  formation.